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Glossaire

Glossaire

 
alluvions

Sédiments des cours d’eau et des lacs composés, selon la force du courant de galets, de graviers, de sables voire de silts et d’argiles dans les plaines d’inondation

aquifère

Formation géologique de roche perméable capable de contenir de l’eau de façon temporaire ou permanente et potentiellement exploitable

bassin sédimentaire

Dépression aux dimensions très variées (du km à plusieurs millier de km) qui s’est comblée (ou se comble encore) par des dépôts sédimentaires (voir sédiment), souvent marins.

biseau salé

Partie d’un aquifère envahi par l’eau salée à l’interface entre l’eau douce souterraine et l’eau salée marine. L’eau salée, plus dense, pénètre dans l’eau douce à la base de l’aquifère, se positionnant donc en dessous.

bon état des eaux

Objectif fixé par la Directive-Cadre Européenne sur l’Eau (dite DCE), à l’horizon 2015. L’atteinte du bon état nécessite plusieurs critères conjugués : bon état quantitatif, chimique, et écologique pour les eaux de surface

carte piézométrique

Carte représentant les lignes de même niveau piézométrique, généralement exprimée en m N.G.F., à la manière des lignes d’altitude sur une carte topographique

chlorures

Les ions chlorures (Cl-) sont généralement sous forme de sel. Le chlorure de sodium (NaCl) est le principal produit dissout dans l’eau de mer (environ 35g par litre dans l’eau de mer). La quantité de chlorures présente dans l’eau indique donc le niveau de contamination de l’eau douce par l’eau de mer.

En bordure côtière, la présence excessive de chlorures sur des forages du Pliocène peut être due à une surexploitation de la nappe (cf. biseau salé) ou lié à des forages défectueux mettant en communication les nappes souterraines avec des eaux plus superficielles.

coefficient d’emmagasinement

Coefficient permettant d’apprécier la quantité d’eau extraite d’une nappe suite à une baisse de charge (prélèvement). Dans les nappes libres, il correspond à la porosité efficace (valeur variant entre 0,01 et 0,2). Dans les nappes captive (sous pression), il est beaucoup plus faible (généralement inférieur à 0,001)

conductivite de l’eau

La conductivité électrique traduit la capacité d’une solution aqueuse à conduire le courant électrique. L’unité de mesure est le Siemens (S/cm), exprimé le plus souvent en microsiemens (µS/cm). La conductivité est directement proportionnelle au degré de minéralisation de l’eau (teneur globale en espèces minérales dissoutes). Ainsi, une eau à forte concentration en chlorures aura une conductivité élevée

crépines

Un forage est un trou creusé dans la terre. Ce trou est tubé. Les crépines sont la partie du tubage qui laisse entrer l’eau dans le forage. Elles ont différentes formes suivant le matériau du tubage et l’aquifère capté : fentes horizontales sur les tubages PVC, fil enroulé ou nervures repoussées sur les tubages inox, etc.

drainance

Flux d’eau, à composante essentiellement verticale, passant d’un aquifère à un autre (ou échangé entre un aquifère et une nappe de surface) à travers une couche semi-perméable

eaux superficielles

Eaux de surface, directement ouvertes sur l’atmosphère (cours d’eau, lac, …).

forage

Contrairement à un puits, le forage est un ouvrage caractérisé par un faible diamètre et une profondeur pouvant être importante. Un forage ne sert pas de réserve, mais permet un prélèvement à un débit donné.

le karst

Formations calcaires caractérisées par la présence d’un réseau de galeries souterraines issues de la dissolution de la roche par les eaux souterraines chargées de gaz carbonique. Ces réseaux peuvent être saturés en eau.

nappe captive

Nappe dont le toit est bloqué par une couche imperméable. Cette nappe est donc sous pression.

nappe d’eau souterraine

Eaux souterraines remplissant entièrement les interstices d’un terrain poreux ou perméable (l’aquifère)

nappe libre

Nappe qui n’est pas limitée vers le haut par des terrains imperméables. Son niveau peut donc évoluer librement

nappe phréatique

Nappe libre, peu profonde, accessible par la réalisation d’un puits.

niveau piézométrique

Niveau, généralement exprimé en mètre N.G.F., représentant le niveau d’eau dans un piézomètre. Ce niveau représente la « charge hydraulique » de la nappe en un point. Dans le cas des nappes libre, le niveau est confondu avec le niveau du toit de la nappe. Dans le cas des nappes captives ce niveau sera supérieur au toit imperméable de la nappe (nappes « sous pression »).

périmètre de protection de captage

La loi oblige à définir des périmètres de protection de captage autour d’un forage publique utilisé pour l’alimentation en eau potable. Ce périmètre, défini par arrêté préfectoral, impose des servitudes (réglementation des activités et des aménagements) afin de protéger la qualité de l’eau captée.

perméabilité

Capacité d’un corps à se laisser traverser par l’eau (exprimé en m/s)

piézomètre

Ouvrage (puits ou forage), permettant de réaliser une mesure du niveau d’eau (mesure la charge hydraulique)

plio-quaternaire

Expression désignant l’ensemble du Pliocène (fin de l’ère Tertiaire, de -5,3 millions d’années à -1,64 million d’années) et du Quaternaire (ère actuel, de -1,64 million d’années à nos jours). Les nappes plio-quaternaires sont des nappes présentes dans des terrains mis en place à ces époques.

Puits

Cavité large et peu profonde captant les nappes superficielles

rabattement

Abaissement du niveau piézométrique d’une nappe d’eau souterraine causé par un pompage de l’eau.

rémanence

Persistance d’un pesticide au-delà de sa période normale d’activité.

saumâtre

Eau douce mélangée d’eau de mer

sédiments

Ensemble constitué de particules plus ou moins grosses, ou de matière précipitées, ayant subi un certain transport (exemple : érosion de roches ayant entrainé la formation de sable et graviers etc.).

sonde piézométrique

Appareil permettant de mesurer le niveau d’eau dans un puits ou un forage.

source

Point où l’eau souterraine revient naturellement à la surface du sol.

soutien d’étiage

Action d’augmenter le débit d’un cours d’eau en période d’étiage, par le biais d’un ouvrage hydraulique (barrage par exemple).

toxicité aiguë

Effets nocifs résultant de l’exposition à une seule forte dose d’un produit ou d’une seule exposition à celui-ci.

toxicité chronique

Effets néfastes d’un produit sur la santé de l’animal ou de l’homme après plusieurs expositions et à long terme.

zone de répartition des eaux

Il s’agit d’une zone comprenant des bassins, sous-bassins, systèmes aquifères ou fractions de ceux-ci caractérisés par une insuffisance, autre qu’exceptionnelle, des ressources par rapport aux besoins (article R211-71 du code de l’environnement).Dans une ZRE, les seuils d’autorisation et de déclaration des prélèvements dans les eaux superficielles et les eaux souterraines sont abaissés. Ces dispositions sont destinées à permettre une meilleure maîtrise de la demande en eau, afin d’assurer au mieux la préservation des écosystèmes aquatiques et la conciliation des usages économiques de l’eau.