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Du bon usage du forage

 

L’utilisation d’un forage nécessite de respecter certaines mesures réglementaires mais surtout un entretien régulier afin de protéger les eaux souterraines et d’allonger la durée de vie de l’ouvrage. Voici quelques conseils…

Mesures réglementaires… et de bon sens !

Deux obligations à minima doivent être respectées suite à la réalisation d’un forage :

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compteur à la sortie du forage permettant de comptabiliser les volumes prélevés
  • Comptage de l’eau  : tout forage doit être muni d’un moyen de comptage permettant de connaître les volumes prélevés. Ces derniers doivent être consignés dans un registre pour une durée minimale de 3 ans. Ce document doit pouvoir être mis à disposition de l’autorité administrative si nécessaire. Mauvais exemple d'utilisation d'un forage : des produits potentiellement polluants sont stockés à promimité immédiate
  • Responsabilité en cas de pollution  : tout propriétaire doit s’assurer que l’état de son ouvrage n’est pas de nature à dégrader les eaux souterraines. Tout incident sur un forage et présentant un danger pour la qualité de la nappe doit être signalé à la préfecture.

Afin d’éviter d’éventuelles pollutions, le forage doit donc être correctement réalisé et aucun produit polluant ne doit être stocké à proximité (produits de jardinage type désherbant chimique, produit d’entretien de véhicule type huiles et hydrocarbures etc.)

Le forage, un ouvrage technique à entretenir

Un forage est un ouvrage technique complexe dont l’état évolue au fil du temps. Afin de prévenir les risques de pollutions des nappes et pour allonger sa durée de vie, un forage doit être entretenu. Cela passe par l’entretien de la tête de l’ouvrage (capot fermé, dallette béton etc.) et par des examens réguliers.

Certains sont très simples mais fondamentaux. D’autres plus complexes :

  • Analyse visuelle de l’eau  : cette dernière doit être claire, sans matière en suspension. La présence de filaments peut être liée à un développement de bactéries au niveau des crépines. La présence de sable indique un risque d’ensablement de l’ouvrage ou encore la présence de matières en suspension rouges traduit la dégradation du tubage métallique.
  • Mesure du débit et du niveau d’eau lors du pompage. Un forage se détériore au cours du temps. Ceci se traduit systématiquement par une baisse du débit d’exploitation et un rabattement de la nappe de plus en plus important lors du pompage. L’apparition de mise en sécurité « manque d’eau » de la pompe après plusieurs années d’exploitation peut être un signe d’une perte de débit de l’ouvrage. La mesure du niveau d’eau lors du pompage nécessite généralement une sonde piézométrique.
  • Mesure du fond de l’ouvrage  : Un forage a tendance à se colmater, d’autant plus facilement qu’il a été mal réalisé ! Une mesure régulière du fond de l’ouvrage peut permettre d’avoir une bonne idée de son évolution.

Lorsque l’état de l’ouvrage devient critique, des diagnostics plus poussés peuvent être réalisés par des entreprises spécialisés : passage caméra, contrôle de la cimentation par diagraphie etc. Celles-ci peuvent également mener à bien des travaux de réfection (nettoyage, « air-lift », rechemisage etc.).

Si l’ouvrage est trop vétuste pour être réhabilité, son rebouchage s’impose.

Forage abandonné = forage rebouché

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Schéma type d’un forage profond rebouché dans les règles de l’art

Un forage défectueux ou abandonné constitue un vecteur de transfert de pollution vers les nappes. Il est donc nécessaire de le reboucher, d’autant plus si un nouveau forage a été réalisé à proximité.

Le rebouchage doit être réalisé dans les règles de l’art et nécessite donc de faire appel à un professionnel.

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