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Le jardin

 

Durant la saison de croissance de la végétation, la consommation d’eau domestique peut grimper de 50 % pour les besoins extérieurs. Les pelouses nécessitent de nombreux arrosages mais là encore, des économies importantes peuvent être réalisées tout en conservant un magnifique coin de verdure.

1/ J’aménage, je m’équipe

Adapter les essences du jardin au climat méditerranéen du Roussillon : un jardin qui consomme peu d’eau est un jardin dans lequel les essences plantées sont adaptées au climat local. Si vous souhaitez faire une pelouse, favoriser des espèces peu consommatrices comme la famille des Zoysia, plutôt que des essences types ray-grass, mieux adapté pour le climat anglais. Pour consommer moins d’eau, il est également possible de réduire la taille de la pelouse.

Si vous souhaitez de la pelouse, adapter les arroseurs à ses dimensions et à sa configuration : Cela évitera d’arroser inutilement les allées et trottoirs. Sur la base d’un plan simple de votre jardin, de nombreuses jardineries proposent un dimensionnement du système d’arrosage avec du matériel adapté, évitant le gaspillage. Préférez des arroseurs déposant l’eau à plat par rapport à des arroseurs oscillants où la perte d’eau par évaporation peut atteindre 50%.

Pour le potager, les jeunes arbres, les arbustes et plantes vivaces, favoriser l’irrigation avec un système « goutte à goutte » où seule la zone racinaire est arrosée.

Le récupérateur d’eau de pluie  : il permet d’utiliser l’eau de pluie notamment pour l’extérieur. Cependant, il faut garder à l’esprit que son retour sur investissement est relativement long, bien plus que le matériel hydroéconome installé dans la salle de bain par exemple. Par ailleurs ces installations doivent impérativement disposer de couvercle afin d’éviter la reproduction de moustiques et notamment des moustiques tigres.

J’adapte mes pratiques

Favoriser le paillage : dans le potager, autour des arbustes et des jeunes arbres, il a de très nombreux avantages : il permet de conserver l’humidité du sol, il concentre l’eau d’arrosage (permettant d’en économiser jusque 40%), il ralentit la pousse des « mauvaises herbes » (et évite donc l’utilisation d’herbicide polluants), il évite que le sol ne se tasse et lui apporte de la matière organique. Suivant le choix du paillage, il ajoute également une jolie note esthétique.

Quand arroser : l’arrosage ne doit pas être réalisé aux heures les plus chaudes de la journée, où la majeure partie de l’eau s’évapore : l’arrosage du soir, voire matinal est à privilégier. De plus, il évite de brûler les végétaux par effet loupe.

Il doit être adapté au type de sol (s’il est lourd et argileux, l’arrosage pourra être moins fréquent).

Vous pouvez utiliser des programmateurs qui déclencheront l’arrosage au bon moment et pendant le temps nécessaire. N’hésitez pas à réadapter la durée d’arrosage en fonction des conditions météos et à faire des essais de réduction du temps d’arrosage : rien de pire qu’un programmateur réglé sur les jours les plus chauds qui délivre la même quantité d’eau de juin à septembre.

Eviter également l’arrosage par tramontane. Ce vent sec entraine des pertes d’eau par évaporation très importantes. Le vent participant beaucoup à l’évaporation, le dessèchement peut être limité par des brises-vent naturels (arbres, haies) ou artificiels, autour des plantes les plus fragiles.

Les tontes  : elles ne doivent pas être réalisées trop fréquemment et il est important que le gazon ne soit pas coupé trop court (6 cm est une bonne hauteur) : ceci permet de conserver l’humidité du sol et d’améliorer la résistance de la pelouse à la sécheresse.

Il faut également savoir qu’en été, le gazon peut jaunir ou griller, il ne meurt pas : à la première pluie il utilisera ses racines restées intactes pour se régénérer et reverdira. Vous pouvez donc limiter la consommation d’eau en acceptant que la pelouse jaunisse en période de forte chaleur (ce qui n’est pas le cas du Zoysia qui pourra jaunir en période hivernale en revanche).

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